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La période de carême
commence avec le Mercredi des cendres, jour où les fidèles reçoivent les
cendres. La cendre symbolise la fragilité de l’être humain, mais aussi
l’espérance en la miséricorde de Dieu. Du mercredi des Cendres, qui nous
rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, à la nuit de Pâques qui
nous montre que l’Éternité nous attend, il y a quarante jours de préparation.
Moyens
pour vivre le Carême : Le Christ et l’Église à sa suite, nous propose trois
moyens concrets : La prière, le jeûne et le partage.
La prière : est
ouverture à Dieu en découvrant et approfondissant la présence vivante et
vivifiante du Christ dans notre cœur.
Le jeûne : est la
conversion du désir, force intérieure qui nous fait choisir et agir. Il
creuse en nous le désir de Dieu.
Le partage :
est ouverture à l’autre.
Ce que nous avons et ce que nous sommes sont des dons que Dieu nous fait pour
que nous puissions en faire participer ceux qui nous entourent.
Le Carême nous est aussi
donné pour faire la vérité : la vérité sur ce que nous sommes, la vérité sur la
promesse de Dieu.

1er Dimanche du Carême 1er mars

Quand
s’ouvre l’avenir
La croix est le symbole
par excellence pour illustrer l’Amour fou de Dieu pour notre monde. La croix
est un incontournable dans notre marche de carême.
Le thème nous rappelle
que nous ne sommes pas seuls sur la route de notre vie. Dieu nous entraîne à
marcher avec lui.
Pendant 40 jours, le
Seigneur nous invite à vivre ce carême, comme un long pèlerinage de foi, qui
nous aidera à quitter, peut-être, notre confort habituel, pour aller vers
l’inconnu de nos cœurs.
Prenons la route avec ce
Dieu qui nous aime et en toute confiance, marchons avec lui sur les chemins de
l’Évangile prenant avec nous le bâton du pèlerin et passons au désert, lieu
choisi par Jésus au début de son ministère.
Fixons notre regard sur
Dieu et demandons-lui : Qu’attends-tu de moi? En cette période de Carême 2009?

2e dimanche du Carême 8 mars

TU
AIMES LE MONDE ET NOUS MARCHONS AVEC TOI
Expérience
de lumière
En ce dimanche où l’Évangile nous
parle de la transfiguration de Jésus nous sommes invités à gravir la montagne
avec Jésus, Pierre, Jacques et Jean.
La montagne, c’est souvent le lieu
propice au silence, à l’intériorité, à la rencontre de Dieu. Jésus s’y retirait
souvent pour prier, avant une action importante (ex. le choix de ses Apôtres).
N’est-ce pas ce qui est arrivé à Moïse sur le mont Sinaï ?
Mais
nous, nous n’avons pas à gravir une si haute montagne pour rencontrer le Christ
vivant et rayonnant.
Il est tout près de nous.
Il est en nous.
Et accepter de le suivre, c’est
accepter le difficile, c’est accepter l’épreuve, mais aussi se savoir et se
reconnaître Fils et Filles bien-aimés du Père. Ainsi cette prise de conscience
nous fait avancer avec plein d’espoir sur nos routes humaines.
Avec
l’assurance que Dieu nous aime laissons-le transfigurer notre vie et nous
pourrons dire comme Pierre à la transfiguration: «Il
fait bon d’être ici».
Et si je me demandais… :
«Qu’est-ce qui est lumière dans ma vie ???
Car la lumière est nécessaire à
toute vie. Elle nous permet de voir notre chemin et les pierres qui pourraient
nous faire trébucher.

3e dimanche du Carême 15 mars

«TU
AIMES LE MONDE ET NOUS MARCHONS AVEC TOI».
Libérez la place
L’Évangile
de ce jour nous rapporte le geste de Jésus qui chasse avec le fouet et avec
colère les vendeurs du Temple. Par cette attitude Jésus nous invite à valoriser
le respect, le sens du sacré et aussi la dignité de tout être humain,
temple de
Dieu comme
le dit si bien S. Paul (1 Co 3,16). Par ce geste Jésus veut ainsi purifier la
pratique et la perception de la religion de ces vendeurs du Temple.
Prions le Dieu de lumière d’éclairer notre quotidien pour qu’il révèle notre
confiance en ce Dieu qui nous aime, qu’il lui fasse une place dans
l’encombrement de notre vie, dans nos simples gestes de chaque jour où il y a
espace pour les pardons et les mots d’amour, qui nous ramènent à l’essentiel de
l’Évangile,
Jésus-Christ.
Dieu d’infini tendresse, viens habiter le sanctuaire de nos cœurs et faire de
nos vies le reflet de ton amour pour le monde.
Laissons-nous
visiter par ce Dieu qui nous fait tout un honneur en faisant de notre personne
un Temple où Il se
plaît à résider.

4e dimanche du Carême
22 mars
TU AIMES LE MONDE ET NOUS
MARCHONS AVEC TOI

L’amour
c’est fort. Il a la puissance de transformer les situations sans issue,
les
croix les plus lourdes.
Quand on
est aimé, on est renouvelé au plus profond de son cœur et l’eau de la joie coule
en soi comme une source claire et fraîche. Dieu nous aime. Nous sommes
quelqu’un pour Lui, nous sommes aimés d’un amour profond et durable.
En ce
temps de Carême on parle de croix, objet de refus et de mort, mais au cœur de
cette croix Dieu injecte pour ainsi dire son amour. Il transfigure cet
instrument de torture pour en faire une source de vie. Dieu agit dans notre
quotidien le plus ordinaire : encore nous faut-il percevoir son agir et y
correspondre.
Marcher
vers Pâques, c’est accueillir
cet amour
qui ne juge pas et qui nous fait passer des
ténèbres à la lumière. L’amour
rend le fardeau doux et léger. Pour Dieu,
c’est toujours
la saison des amours. Il ne juge pas selon les
apparences,
Il regarde le cœur.
Marchons
vers Pâques avec le Seigneur sur un chemin d’amour
et de lumière.

5e Dimanche du Carême 29 mars

TU AIMES LE MONDE ET NOUS MARCHONS AVEC TOI
Nous
voudrions voir
Suivre
Jésus, c’est marcher avec Lui sur le chemin de la croix, voie qui nous conduit
au Père. Jésus sent l’imminence de sa mort. Il ne cache pas sa peur. Il la
reconnaît humblement. Mais il ne dévie pas de sa route. Même devant la mort,
il demeure confiant : «Père glorifie ton nom!» Comme Jésus, nous pouvons
exprimer à Dieu nos peurs et même nos colères. Au bout de notre prière
confiante arrive un moment de paix et de sérénité. Le Seigneur marche à nos
côtés et met en nous sa force comme il l’a fait pour Jésus.
C’est toute notre vie que nous avons à confier au Seigneur. La vie qui est
étouffée parfois par les épreuves, la maladie…. La vie qui recommence après un
coup dur, tout comme l’aventure du grain de blé caché en terre est porteur d’une
fécondité surprenante. Il en faut de la confiance pour enfouir dans le sol de
fragiles semences et espérer en récolter, des mois plus tard, une possible
moisson. Il faut accepter de perdre la semence pour que la terre produise. Il
faut comprendre la mort de Jésus qui produira des fruits abondants. La vie qui
prend sa source dans la mort et la résurrection du Christ donne la force et le
courage nécessaires pour témoigner de notre FOI en ce Dieu qui nous aime.
Qui
sert le Christ sera honoré et glorifié par le Père.
C’est une promesse évangélique.
Aide-moi Seigneur, à saisir ton message dans mes rencontres et dans les
événements.

Dimanche des Rameaux 5 avril

Au-delà de la honte
Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
Avec
ce dimanche nous entrons dans cette grande semaine toute centrée sur les
événements qui entourent la mort de Jésus.
Jésus
est entré à Jérusalem. Il est acclamé. Les «Hosanna»
retentissent de partout, mais dans quelques jours la foule qui l’a reçu en héros
le condamnera à mort. Jésus sait que son «heure»
est arrivée, heure
pour laquelle il est venu sur notre terre. Cette
heure
ne sera pas facile à vivre, elle sera faite de trahison, de reniement, d’agonie,
de souffrance, de condamnation.
On
l’acclame comme un roi, un héros, puis dans quelques jours à peine, il sera
trahi, renié, condamné et cloué sur une croix comme un bandit entre deux
voleurs.
Quel revirement!
Nous
sommes nous aussi faits de lumière et d’ombre.
Un jour c’est la louange et le jour suivant c’est l’oubli, l’offense.
Mais, dans la Bible nous retrouvons des messages pleins d’espérance qui nous
invitent à la confiance. Les psaumes nous offrent plusieurs de ces passages
qui, sans doute, ont fait partie de la prière de Jésus lorsqu’il allait à la
synagogue.
Vie
et joie à vous qui cherchez Dieu. (Ps 69, 33 ; Ps.105, 3)
Mes
jours sont dans ta main. (Ps 31, 16)
En
Toi, j’ai mon refuge. (Ps. 16, 1 ; Ps 46, 2)
Je
garde courage, car j’espère en toi. (Ps 31, 25)
Donne-nous, Seigneur, un cœur qui t’aime au-delà
de tout et
merci de m’aimer en tout temps.

Semaine sainte 5 au 12 avril

Le
peuple attendait un messie qui interviendrait avec puissance et rétablirait la
royauté en Israël, donc un messie tout-puissant et triomphant. Et le Messie
qu’est Jésus vient dans le dépouillement, la solitude, l’extrême souffrance,
l’agonie… Dans la personne et les actions de Jésus, Dieu nous a donné la
preuve qu’il compatit à nos souffrances et que son salut passe par la
restauration du bonheur et de la dignité de toute personne qui souffre.
Le
Christ par sa Passion n’a pas aboli la souffrance humaine. Mais l’amour qu’il
porte et qu’il a pour nous transfigure nos propres souffrances et nous ouvre des
chemins insoupçonnés de résurrection.
Le
chemin à suivre est d’abord un
chemin marqué par l’amour.
Pour
entrer dans le mystère de Pâques, il n’y a qu’un chemin : celui de la
FOI.

Pâques 12 avril

JOUR DE FÊTE et de JOIE! ALLÉLUIA! ALLÉLUIA!
Tu aimes le monde et nous en témoignons
Pâques,
la fête des fêtes, la fête chrétienne par excellence, parce qu’elle nous
rappelle le triomphe de Jésus sur la mort, triomphe qui est le fondement de
notre FOI.
Jésus n’a pas été glorifié parce qu’il a souffert, Il a été glorifié parce qu’il
a aimé jusque dans l’ultime souffrance, celle de la mort. Le chemin à suivre
est d’abord un chemin marqué par l’amour.
Qui
sert le Christ sera honoré et glorifié par le Père. C’est une promesse
évangélique
Ce
chemin de glorification tracé par Jésus nous invite, dans les situations de
notre quotidien, à garder un cœur aimant et généreux pour tous ceux et celles
qui nous entourent. Pâques exprime tout le mystère chrétien de nos vies, le
sens de l’existence baptismale faite de consentements à la mort et de
renaissance, de purification du mal, au cœur de nous-mêmes et de transfiguration
en Christ.
Pâques,
c’est le désir d’amour et de vie qui affronte et traverse la mort. Jésus parle
de vie d’amour, de vie donnée, de vouloir de vie et de fécondité pour les
disciples. Il parle aussi de cette joie
que personne ne peut nous ravir,
Notre Dieu est le
Dieu de la vie
et la résurrection du Seigneur apparaît comme le signe le plus beau et le plus
grand de sa tendresse et de sa miséricorde. «Le
Seigneur est bon, dit le psaume, et
son amour pour nous est éternel» (Ps 117, 1-4).
Joyeuses
Pâques !
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