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CARÊME 2010
DIEU TIENT PAROLE : CONFIANCE
En parcourant la Bible, nous voyons que les grands gestes de Dieu
se préparent dans la réflexion. 40 ans dans le désert pour le peuple élu, 40
jours au désert pour le Christ Jésus avant de commencer sa vie publique et nous,
pendant 40 jours, nous nous préparerons à la grande fête de Pâques en nous
tournant vers Celui qui nous emmène au désert pour parler à notre cœur.
Ce sera pour nous un temps pour dépoussiérer notre vie de ce qui
l'encombre inutilement. Ce sera un temps de partage, un temps de conversion, un
temps d'ouverture à l'autre, un temps pour grandir dans la confiance en Celui
qui a donné sa vie pour nous.
Le thème choisi, pour ce Carême 2010 : DIEU TIENT PAROLE :
CONFIANCE. Dieu seul est parfaitement et continuellement
digne de confiance. En tout temps, en toute circonstance, le
Seigneur tient parole. La confiance en Dieu est un moyen sûr pour traverser les
tempêtes de la vie.
17 février 2010
MERCREDI DES CENDRES
Le Carême est introduit par l'imposition des Cendres, geste qui
nous rappelle notre condition de mortels et de pécheurs. N'y entrons pas à
reculons. Car déjà l'Église à les yeux fixés sur la préparation à la fête de
la VIE, la fête de PÂQUES.
Le visuel du Carême 2010 nous présente un alpiniste. Celui-ci
ne part pas sur un sommet réputé en traînant les pieds mais avec la hâte de se
mesurer à la difficulté et confiant qu'il goûtera, comme le chrétien à Pâques,
la joie ineffable d'un
panorama féérique.
Pendant le temps du Carême, Développement et Paix nous présente
une campagne de sensibilisation au partage avec nos frères et sœurs démunis, et
cette année, suite à la catastrophe d'un séisme destructeur, comment ne pas
penser de façon particulière à nos frères et sœurs qui vivent péniblement leur
situation de souffrances en Haïti ?

21
février 2010
1er
DIMANCHE du CARÊME (Lc 4, 1-13)
DIEU
TIENT PAROLE :
confiance dans nos combats
Le
Carême invite à une rencontre authentique avec Dieu. Il nous convoque à un
moment de vérité, de conversion. Ce qui nous est demandé de vivre ce ne
sont pas des mortifications mutilantes mais de vivre avec un peu plus
d'amour, de partage, de compassion, de foi... notre vécu quotidien.
L'on
remarque que Jésus dans l'Évangile, fait toujours appel à la foi, à la
confiance. " Crois-tu que je peux faire cela ?"...
"*Ta foi, t'a sauvé"... "Je n'ai jamais vu une si grande foi en Israël"...
La Parole de Dieu est jalonnée d'invitation à la confiance en Dieu.
Ce
temps de Carême nous fait entendre ces paroles qui nous incitent à aller
au-devant de ce que ce Dieu qui nous aime peut attendre de nous. Se
convertir demande un effort qui est bienfaisant. Il nous permet de
développer les grandes béatitudes de l'Évangile qui sont la porte du vrai
bonheur. Il nous permet de développer surtout en notre cœur le véritable
Amour et la confiance .
CARÊME
ne rime pas avec TRISTESSE mais avec : AMOUR.
Comme
Jésus, laissons-nous guider par la Parole de Dieu. Faisons-lui confiance !

28
février 2010
2e DIMANCHE du CARÊME (Lc 9, 28b-36)
DIEU
TIENT PAROLE :
confiance entre
promesse et transfiguration.
A
travers nos difficultés à faire confiance... et à accepter les imperfections
humaines, oserons-nous croire que Dieu, lui, tient parole... Quel accueil
faisons-nous à sa Parole ? Lui qui est un Dieu d'amour qui rêve d'habiter
au cœur de chacun, chacune de nous.
A l'exemple de saint Paul qui nous dit aujourd'hui, "enons
bon dans nos efforts"
(Ph 4, 1) dans notre marche vers Pâques pour nous rapprocher de Dieu en
veillant à déloger de nos vies ce qui retarde notre marche vers lui.
En ce
dimanche où l'on nous parle de la Transfiguration de Jésus, Dieu se révèle
comme une voix pleine de tendresse : "Celui-ci
est mon Fils bien-aimé" (Lc 9, 15).
Le vrai
Thabor, c'est le ciel ! Là nous entrerons pleinement dans la pensée de
l'Esprit et vivrons portés par son amour. Nous entendrons le Père nous dire
comme à son propre Fils : Tu es mon fils
bien-aimé !
Fixons
notre regard sur Jésus, marchons derrière Lui ; dans cet attachement du cœur
et cette confiance, nous trouverons force et courage pour continuer notre
route.
Réalisons-nous, qu'un jour dans l'éternité, non seulement nous
contemplerons Jésus comme les apôtres l'ont vu au Thabor, mais nous serons
nous-mêmes transfigurés, transformés en son image Y (2 Co 3, 17).
Nous
sommes tous et toutes, destinés à la transfiguration.

7 mars 2010
3e DIMANCHE
du CARÊME (Lc13,1-9)
DIEU TIENT
PAROLE :
confiance dans les lenteurs à produire de bons fruits.
Même les
saints ont à souffrir et à se convertir !
La liturgie
d'aujourd'hui
nous invite à la conversion. Se convertir, c'est
s'efforcer de grandir dans
l'amour et de vivre plus radicalement selon
tous les appels que nous fait
entendre l'Évangile.
Dieu est là
au carrefour de nos vies. Malgré les difficultés, les échecs,
nous marchons
avec confiance sur les routes de la vie. Plus on est près de
Dieu, plus on voit
ce qui nous sépare de lui.
Quel pas
ai-je à faire durant le Carême pour répondre à ce que
Dieu attend de moi ?
Comprenons
que nos souffrances sont une occasion incroyable de prouver
à Dieu notre amour :
C'est
tellement facile d'aimer Dieu quand tout va bien :
mais aimer Dieu dans la
souffrance permet d'aimer
comme
Dieu aime lui-même : gratuitement !
Faisons
confiance à nos pauvretés, à ces espaces inachevés de notre
personnalité et
croyons que c'est
la partie la plus blessée de notre
être qui peut être une porte ouverte à l'action
de Dieu en nous. Restons
attentifs à nos progrès, à nos pas dans la bonne
direction comme un appui
pour nous redonner confiance et aller plus loin.
La
souffrance,
écrivait Jean-Paul II (et
il l'a connue) permet de progresser
dans le don de soi et de rejoindre le
degré le plus élevé de l'amour.
La meilleure
garantie contre les tempêtes de notre vie est d'voir
Jésus avec
nous. Et le moyen de LE garder dans la petite barque de notre vie,
c'est
la FOI, la PRIÈRE et la FIDÉLITÉ aux invitations de Dieu.

14 mars 2010
4e
DIMANCHE du CARÊME (Lc 15,1-3.11-32)
DIEU TIENT
PAROLE :
confiance :
Au pays de Dieu c'est "porte ouverte"
à toute heure du jour et de la nuit.
L'expérience d'être pardonné.
L'Évangile
de ce 4e dimanche, toujours d'actualité, nous donne l'occasion de
voir, de regarder "qui nous sommes ?"
Peut-être
qu'à certains jours nous ressemblons au Père du prodigue,
qui ouvre ses bras et
son cœur pour accueillir son fils.
D'autres
jours, comme le fils triste et ruminant ses torts et hésitant à
retourner chez
son père où, encore ressemblant au fils aîné où il nous
faut demander à Dieu de
faire de notre cœur de pierre un cœur de chair.
Plutôt que
de regarder le prodigue, parlons du Père généreux, et ce
Père généreux c'est
Dieu lui-même. Rembrandt avait raison, dans
un tableau fameux, de peindre
cette puissante figure du Père occupant
presque la totalité de la toile tandis
que le fils tient peu de place et
n'est vu que de dos. Dieu est un Père
généreux, respectueux,
miséricordieux, soucieux de ses enfants que nous sommes.
Le Père,
c'est celui qui attend, qui fait les premiers pas, qui va au-devant,
qui invite à la fête... Or, Dieu est le Père par excellence. Il nous devance
dans le pardon B un pardon qui restaure : Dieu ne pardonne pas à moitié.
Nos
péchés Y Il ne les efface pas, Il arrache la page.
Comment ne
pas faire confiance et ne pas contempler, le Fils aîné de
l'humanité, le Christ,
le fils aîné parfait, venu aider ses frères cadets
à entrer aux aussi dans la
Tendresse du Père !

21 mars 2010
5e
DIMANCHE du CARÊME (Jn 8, 1-11)
DIEU TIENT
PAROLE :
confiance :
Jésus ouvre de nouveaux horizons...,
c'est la libération. Au-delà de
la loi.
Le passage
évangélique qui nous est présenté dans la liturgie de ce jour
nous montre un Jésus qui ne nie pas la valeur de la Loi de l'ancienne
alliance ni la nécessité des lois humaines. Son ultime loi à lui, son ultime
point de référence, c'est l'AMOUR qui pardonne, c'est l'AMOUR qui sait
trouver des chemins neufs pour créer des êtres nouveaux.
Jésus montre
à la femme adultère une attitude miséricordieuse, et lui
donne une chance inespérée, celle de vivre autrement, celle de revivre :
"Va, ne pêche plus" (Jn 8, 11). Elle est transformée.
La
conversion commence par la conversion du regard porté sur autrui.
Le jugement enferme l'autre dans son péché ; le non-jugement libère
en lui une capacité de changement.
Ayons la
charité de penser que celui ou celle qui nous a blessé ne l'a
peut-être pas voulu, que celui ou celle qui a eu une faiblesse avait
peut-être des causes excusantes. Le Seigneur dit en : (Ap 21, 5)
"Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé.
Voici que je vais faire un monde nouveau".
Souvenons-nous que Jésus guérit en profondeur ceux qui lui font
confiance ; il est "donneur d'avenir" pour ceux qui se croient ou que
l'on croit sans avenir. Souvenons-nous que le regard de Dieu va bien
au-delà de l'extérieur et des apparences. Et c'est avec la personnalité
propre à chacun, chacune que Dieu poursuit son rêve et son plan dans
notre vie et dans notre monde. Personne n'est exclu !

28 mars 2010
DIMANCHE des RAMEAUX (Lc 22, 14 ; 23, 56)
DIEU TIENT PAROLE :
confiance : l=homme
et la croix.
Bien des gens sont morts sur une
croix, on n=en
parle plus. Pour Jésus,
c=est
différent. On raconte encore ce qui est arrivé.
Jour ambigu que ce jour des Rameaux
qui rappelle aussi à chacun,
chacune de nous que les gloires humaines
ne sont que des glorioles
éphémères. Qui dans sa vie n=a
pas rencontré la désillusion après un
succès qui l=avait
flatté ?
On sait pourquoi Jésus a été mis en
croix, il était trop vrai, trop dérangeant,
ses paroles, ses idées, ses miracles
même choquaient les chefs religieux.
Son procès a été injuste. Pilate lui-même
le reconnaît :
*Je
n=ai
trouvé
chez cet homme aucun motif de condamnation. (Lc 23, 14)
Jésus a répondu à ses accusateurs en
ayant dans sa main l=arme
de l=amour.
Il a fait de son être une offrande motivée par l=amour
et l=ultime
preuve
d=amour
de Jésus c=est
celle du pardon qu=il
accorde :
*Père,
pardonne
leur : ils ne savent pas ce qu=ils
font+
(Lc 23, 34)
Parole sublime que seule un amour
divin pouvait prononcer.
Le Christ est mort d=amour
pour sauver l=être
humain de lui-même.
Prenons avec lui le chemin qui débouche sur Pâques où Dieu
fait
éclater la vie nouvelle pour tous les humains.
Faisons confiance à ce Dieu qui se
fait si proche des humains, toujours
soucieux de leur bonheur et tout joyeux de
leur pardonner.
Nous sommes invités à vivre
essentiellement d=amour
pour Dieu et nos
frères et sœurs.
*
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous
les uns les autres. Comme je
vous ai aimés, vous devez vous aussi vous
aimer les uns les autres+.
(Jn 13, 34)

1 avril 2010
JEUDI SAINT (Jn 13, 1-15)
DIEU TIENT PAROLE :
confiance : de l=ingratitude
à l=amour.
Saint-Jean dans son Évangile ne
parle ni du pain, ni du vin mais plutôt
d=un
geste accompli par Jésus : le lavement des pieds. Les apôtres en
sont un peu scandalisés. C=est
un geste d=esclave.
Pierre s=y
refuse
mais voyant la signification du geste de Jésus qui se met à leur
service pour les aimer, il accepte cette action de Jésus.
*C=est
un
exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi
comme je l=ai
fait pour vous.+
L=idéal
ce n=est
pas seulement de se laisser aimer par le Christ, d=aimer
comme le Christ nous a aimés mais de nous aimer les uns les autres
COMME il nous a aimés.
N=y
a-t-il pas en chacun de nous un Pierre qui se fait tout petit et
tout penaud quand, dans son milieu de travail, Dieu, le Christ ou
l=Église
sont attaqués ?
N=y
a-t-il pas en nous un
*bon apôtre capable, lui
aussi d=ingratitude ?
A la nuit de l=ingratitude,
le Christ répond par la nuit de l=Amour.
Par de multiples cadeaux : cadeau du salut, cadeau du pain partagé,
cadeau du sacerdoce prolongé dans la personne des apôtres, cadeau
de sa VIE :
*Ma vie, nul ne la
prend, mais c=est
moi qui la donne+
A
notre tour que notre vie soit partage, sacrement, vie donnée,
action de grâce.
Retrouvons les petits gestes du
cœur pour que notre vie soit service.
Alors, en ce Jeudi-Saint, devant
la gratuité infinie des dons de Dieu,
crions-Lui notre gratitude et notre reconnaissance.

2 avril 2010
VENDREDI SAINT (Jn 18, 1 ; 19,41)
DIEU TIENT PAROLE :
confiance : qui donc était cet homme si injustement traité?
Au cours de sa passion Jésus
manifeste une maîtrise de soi et une
noblesse qui suscitent à la fois l=étonnement
et l=émerveillement.
Contemplons ce Jésus dans son humanité
B
son attention aux
autres, sa tendresse envers ceux qui l=entourent.
Son regard sur Marie
et Jean :
*Femme,
voici ton fils.+
*Voici
ta mère.+
(Jn 19, 26-27)
Il ne recule pas devant la
souffrance, il assume sa mission jusqu=au
bout.
Pas de demi-mesure dans la confiance, dans la fidélité à son Père :
*Est-ce
que je vais refuser la coupe que le Père m=a
donnée à boire ?+
(Lc 22, 42)
La Croix réalise la grande victoire
de l=Amour.
Cette mort sur la
croix, entre ciel et terre est pleine de grandeur. L=arbre
de la honte
s=est
couvert du feuillage de l=amour,
et tout est changé.
Le Vendredi-Saint ne fait pas l=éloge
de la mort, mais de l=amour,
et
l=amour
ne craint pas la mort car la mort donne à l=amour
l=occasion
de montrer que rien ne l=arrête.
L=amour
transfigure nos propres
souffrances et nous ouvre des chemins insoupçonnés de résurrection.
Le Christ sera toujours au cœur de nos vies, mais elle devient
glorieuse quand nous acceptons de marcher avec Jésus dans la
lumière de Pâques.
Il est bon de penser que le dernier
mot de l=histoire
n=est
pas à la
souffrance, à la mort, à l=iniquité
du Vendredi-Saint, mais à la lumière
et à la résurrection du matin de Pâques. L=Amour
est plus fort que
la haine et la mort. (Cardinal Journet)
3 avril 2010
DIEU TIENT PAROLE : TOUT EST
POSSIBLEY.
VEILLÉE PASCALE (Lc
24, 1-12)
En cette nuit très sainte, nous
avons raison de nous émerveiller et
avec toute l=Église,
exultons de la joie qui habite au plus intime de nos cœurs.
* Heureuse la faute qui
nous valut un tel Rédempteur. O nuit de vrai
bonheur où le ciel s=unit
à la terre, où l=homme
rencontre Dieu
+,
chantons-nous en cette
Veillée Pascale. Notre avenir n=est
plus
menaçant et sans issue, car nous croyons que Dieu continue de faire
la
Pâque pour nous. Regardons autour de nous : les petites fleurs, encore
fragiles, poussent sur nos tombeaux. Ne les écrasons pas : ce sont les
fleurs du monde nouveau.
La résurrection du Christ, c=est
la victoire de l=amour
d=un
Père
qui avait consenti à ce que son fils soit mis à mort.
Maintenant il est vivant au milieu
de nous et la lumière de la
Résurrection brille en nous, vit en nous.
Christ est ressuscité !
Alleluia ! Alleluia !

4 avril 2010
PÂQUES
confiance : tout est possibleY
Il est vivant ! Sortons de nos
tombeaux ! (Lc
24, 13-25)
JÉSUS EST VIVANT. Le passage par la
mort l=a
transformé. C=est
dans la foi que nous le reconnaissons et la foi en la résurrection du
Christ est
un DON, un DON qui se cultive, un DON qui peut grandir.
La foi est un DON à
partager avec d=autres.
*
Croire au Christ, c=est
croire que derrière la croix se lève toujours le soleil de la
résurrection.
+
(P. Houyvet)
Comme Pierre osons dire que le Christ
est vivant et que vivre à sa
suite, c=est
vivre dans la paix et dans la joie. Oui, nous pouvons chanter
à pleine voix:
Christ est ressuscité ! ALLELUIA ! ALLELUIA !
La Mort ne sera plus désormais qu=un
passage, une Pâque vers la gloire
et la vie en plénitude.
Cette puissance de résurrection, elle
se manifeste dans notre Église qui
en dépit des critiques, des obstacles, des
persécutions et malgré
l=imperfection
de ses chefs et de ses membres, continue à progresser et
à grandir. Aujourd=hui,
en ce jour de Pâques un milliard de chrétiens
ont chanté le mêmeALLELUIA de la
JOIE.
Cette puissance de résurrection, elle
habite chacun, chacune d=entre
nous
qui, au baptême avons été greffés sur le Ressuscité.
Voyons la présence du Ressuscité
derrière le visage de tous ceux et
celles qui aident les autres à se relever, à
se mettre debout,
à goûter la vraie joie.
Nous ne sommes pas menacés de mort
mais de VIE, d=AMOUR,
d=ESPÉRANCE
et de RÉSURRECTION. Laissons-nous habiter
par la Joie et la LUMIÈRE de PÂQUES.
Joyeuses Pâques !
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