Profession de foi de Reine Antier et son Credo


Nous emprunterons le style biblique pour introduire la profession de foi de Reine Antier que nous avons cueillie dans les écrits à notre disposition.

Peut-il y avoir une plus belle journée que celle où nous célébrons notre fête patronale, pour proclamer la foi de Reine Antier, puisqu'au début de ce deuxième millénaire, en cette fête de la Nativité du Sauveur, nous chantons: 

Un enfant nous est né!   Un Fils nous est donné!     Éternelle est sa puissance!

Ne pourrions-nous pas aussi chanter en ce deuxième centenaire de la naissance de Reine Antier:

Une enfant nous est née!  Une fille nous est donnée!…   Pour la joie de notre Père!

En 1846, Mère Ursule, marraine de la petite Reine et supérieure des Sœurs de l'Instruction du Puy, demanda à Reine Antier, ce que Yahvé ordonna à Abraham:

Quitte ton pays et va à Chauffailles.  (Gn. 12, 1)
Plus tard, dans une épreuve à la hauteur de sa foi, Reine Antier, monta à Ars, rencontrer le représentant de Dieu.
Celui-ci lui confirma:
Le Seigneur vous veut à Chauffailles.
Alors Reine Antier, fortifiée, pacifiée, revint vers la communauté que Dieu lui avait confiée.
Elle se mit à la tâche qui s'était avérée « volonté de Dieu ».

Le 14 septembre 1859, Yahvé lui demanda par son évêque, comme il le demanda à Moïse:

Monte vers moi sur la montagne et demeures-y. (Ex. 24, 12ss)

Reine Antier se leva ainsi que sa nouvelle communauté, et elles gravirent la montagne de Dieu.  Ce jour-là, la nuée couvrit la montagne et la gloire de Yahvé s'établit sur la communauté réunie pour l'alliance que Yahvé concluait avec Reine Antier et ses descendantes.

Et toute l'assemblée entonna le Te Deum en action de Grâce!

Et nous, aujourd'hui, à la mémoire de son nom, chantons ce refrain pour acclamer la foi de Reine Antier:

Louange à toi, Reine Antier.

Credo

Je crois qu'une âme reconnaissante est agréable à la Sainte Trinité ainsi qu'à toute la cour céleste.
Je crois qu'avant de nous livrer à un travail, nous devons tourner notre pensée vers la Trinité Sainte qui est en nous.
Je crois que pour que le bon Dieu soit aimé, il faut que nous soyons comme les apôtres remplis du Saint-Esprit.
Je crois qu'il faut vouloir avec un grand amour tout ce que Dieu veut.
Je crois que le St-Enfant-Jésus est notre premier patron.  Il faut l'imiter dans sa vie active, principalement dans la pratique des vertus religieuses:
obéissance
humilité
modestie
pauvreté
union avec Jésus.
Je crois qu'il faut entrer dans la sainte étable, et là prosternée aux pieds de l'Enfant-Dieu… voir le  dénuement de Jésus, ses anéantissements, ce coup d'œil d'indifférence qu'il jette sur toutes vanités de la terre et sur les pauvres gloires du monde.
Dans cette attitude, lui demander pour nous et pour toute la Communauté le consentement dans tous les états de vie où Dieu voudra nous placer.
Je crois mes chères filles, qu'il faut se joindre aux âmes ferventes, comme elles et avec elles, à suivre Jésus pas à  pas depuis le Jardin des Oliviers jusqu'au Calvaire.  Être constantes à méditer avec amour et esprit de foi ces grands mystères qui ont eu lieu à Jérusalem sur la montagne sainte.
Je crois en la dévotion à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Étudiez le crucifix et vous deviendrez savantes…C'est dans l'oraison et en menant une vie de foi et de prière, c'est-à-dire une vie intérieure que l'on acquiert la science des saints.  C'est ce que je désire de vous.

Je crois que: … dans ces salutaires méditations, que de divers sentiments l'on éprouve, mes sœurs, mais faites l'heureuse expérience, et vous verrez que quand on a médité comme les saints la Passion de Jésus, les souffrances, les croix, les affronts, les humiliations et tout ce qui peut nous faire souffrir devient non seulement supportable, mais doux et désirable.

Oui, le Crucifix apprend à saintement, vivre.  Étudiez cette science, c'est celle qui fait les saints, tout est là, mes bonnes Enfants.

Je crois que Jésus est résignation parfaite aux ordres de la Providence qui règle tout sur cette terre pour le plus grand bien de ses enfants.
Je  crois qu'il faut  une grande docilité à l'École de Jésus et de Marie, beaucoup de générosité.

Il faut y vivre avec la sainte Famille; avoir les mêmes vues, les mêmes goûts, penser, désirer, aimer, parler et agir comme Jésus, comme Marie et comme Joseph.
Je crois qu'il faut étudier, mes bien aimées Sœurs, la vie de Jésus, pour y conformer la nôtre.
Je crois que notre âme devrait chanter une perpétuelle action de grâce pour l'appel de Dieu.
Je crois qu'il faut avoir soin de faire tout avec pureté d'intention, sous le regard de Notre Seigneur.
Je crois « Que notre cœur doit être à Dieu… sans retour et sans partage.
Je crois que le bon Maître prend soin de nous.
Je crois qu'il faut jeter le passé dans la miséricorde de Dieu, le présent à l'amour, et abandonner l'avenir à la Providence.
Je crois que si nous nous confions à notre bon Dieu, il ne saurait nous abandonner !
Je crois qu'il faut en venir à la douce charité. « Mes enfants, dit le divin Maître, aimez-vous comme je vous ai aimés. Rendez le bien pour le mal…  Père, pardonnez-leur, ils ne savent ce qu'ils font ».
Je crois que pour qu'un édifice soit solide, il faut que les pierres qui le composent soient liées par un bon ciment.   Ce ciment c'est la charité.
Je crois, mes filles, que nous serions heureuses… si nos cœurs étaient embrasés des feux de la divine charité de Jésus-Christ...
Je crois, qu'il faut pratiquer la devise de notre Congrégation:  « Un seul cœur, une seule âme ».  Se supporter, s'aider, porter les fardeaux les unes des autres, avoir le cœur large: excuser, pardonner, ne point juger.  Voir le bon côté des choses, il y en a toujours un.

Je crois que Dieu qui voit tout est témoin des sentiments qui nous animent, il connaît notre bonne volonté et le grand désir que nous avons de l'aimer et de le servir. Confions-nous donc à Lui.

Je crois que le bon Dieu n'exige de nous que ce que nous pouvons faire.
Je crois que si le courage nous manque pour la pratique des vertus, c'est au Cœur de Jésus qu'il faut le demander.  Allons donc, mes chères filles, nous jeter dans ce divin Cœur. Qu'il soit notre tombeau, après avoir été notre berceau et notre séjour.  Oh, le délicieux séjour!  Oh, le riche tombeau! Je vous y laisse.
Je crois que, le Cœur de Jésus nous enseigne le silence intérieur aussi bien que le silence extérieur. Pendant sa vie mortelle, Jésus ne parlait que pour instruire. Durant sa passion, Jésus se taisait.  On insulte Jésus, on le calomnie et Jésus se tait. O mes sœurs, quel Modèle !
Je crois que:  « C'est à nous, mes Sœurs, d'être les vrais adorateurs et réparateurs ! »
Je crois que nous devons en tout, adorer les desseins du bon Dieu.
Je crois ajoute l'auteure de sa biographie, que la prière de Reine Antier, son travail, sa souffrance n'étaient que de l'amour pour la Trinité sainte, hôte de son âme et pour l'Époux divin caché dans l'Hostie.

 



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