Japon

 

Ce projet d’une fondation au Japon a mûri dans le cœur de Reine ANTIER et de Monseigneur PETITJEAN  durant plusieurs années. Ces deux missionnaires de l’Amour, sûrs de l’appel du Seigneur, s’accordent pour cette fondation.

 

En 1877, quatre sœurs quittent leur pays, leurs familles pour le lointain Japon et cela pour la vie… Ce sont : Sœur Marie-Justine, 36 ans, dont le cœur est malade et qui sera la responsable de la future communauté ; Sœur Elie, 28 ans ; Sœur François-de-Borgia, 27 ans et Sœur Bernardine, 23 ans.

 

En apprenant la nouvelle de cette future fondation, Mgr Bouange écrit à Reine Antier :  « Avec quel bonheur j’apprends que l’un de nos meilleurs vœux va être réalisé, que la sainte et si chère Église du Japon va recevoir notre famille. De quel cœur je bénis ces chères enfants (…). Le Seigneur sera avec elles : qu’elles aient pleine confiance, attendant tout de Lui, rapportant tout à sa gloire».

 

Embarquées le 20 mai à Marseille, ce n’est que 52 jours plus tard qu’elles accostent à Kobe. On peut imaginer qu’un grand esprit de foi et d’abandon habite le cœur de ces vaillantes missionnaires. Elles arrivent dans un pays complètement inconnu dont elles ne connaissent ni la langue ni les coutumes. Dans une toute première lettre, Sœur Justine écrit : « On nous apporte des bébés et rien n’est prêt pour les recevoir, ni nattes, ni berceaux. Nous avons accommodé nos malles et nos caisses à cet effet. »

 

Les communications avec la France sont lentes, ce qui plonge nos sœurs dans une situation de détachement propre aux missionnaires. Dieu devient leur Maître et leur « supérieure ». 

 

Des nouvelles réconfortantes parviennent à Reine ANTIER. Une sœur lui écrit: « Je suis heureuse, ma bonne Mère, de vous dire que nous sommes bien unies toutes les quatre, que nous nous aimons bien, (nous souvenant)  de vos dernières recommandations : "La charité, mes enfants, la Charité ! Il faut beaucoup vous aimer pour faire le bien en mission."

 

Avant de mourir, en 1883, Reine ANTIER a la consolation de savoir en plein accroissement cette œuvre si chère à son cœur. Elle lui avait envoyé onze sœurs et un noviciat était canoniquement érigé. 

 

La mort de Mgr PETITJEAN, en octobre 1884, fut pour la mission une perte immense qui plongea dans le deuil l’Église du Japon.

 

 

Site internet de la congrégation japonaise