

CONGRÉGATION DES SOEURS
DE L'ENFANT-JÉSUS DE CHAUFFAILLES
(Province du Canada)
1912 à aujourd'hui
L'Hôpital Notre-Dame-de-Fatima
Sainte-Anne-de-la-Pocatière, ville située entre Rivière-du-Loup et Montmagny, espère depuis longtemps voir se réaliser le projet de posséder un hôpital. À la suite de longs pourparlers, après entente avec la municipalité, les Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles assument la responsabilité d'ouvrir une maternité de 20 lits. La Communauté entreprend la construction d'un hôpital temporaire, à ses frais, sur l'avenue Mailloux.
Le 25 février 1955, arrivent les fondatrices:
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Mère Virgile, comme supérieure
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Soeur Marie-Pauline, Soeur Marie-Agathe, Soeur Blanche-Marie comme infirmières
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Soeur St-Philippe-de-Néri, comme cuisinière
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Soeur St-Louis-de-Gonzague et Soeur Aimée-de-Jésus comme préposées à la buanderie.
Soeur Marie-du-Christ-Roi s'ajoutera à ce personnel dès qu'elle aura terminé son cours de technicienne en laboratoire. Cet hôpital, sous le patronage de Notre-Dame-de-Fatima, ouvrira ses portes en la fête de Saint-Joseph.
Le 3 août 1955, Mère Marie-Bernadette (Cécile Malenfant) prend la relève comme supérieure du centre hospitalier. Étant donné l'augmentation du nombre de malades, la construction d'un hôpital plus vaste devient nécessaire. Dès février 1956, Mère Rose de Lima et Mère Marie-Bernadette entreprennent des démarches en vue de la réalisation de ce projet. Au cours de 1960, un terrain est acheté et en mai de la même année, les fondations sont creusées. Le 19 mars 1962, le transfert des malades est effectué.
Le 20 octobre 1962, Mgr Jean-Marie Fortier procède à la bénédiction du nouvel immeuble de trois étages en présence du Dr Alphonse Couturier, Ministre de la santé, de Mère Rose-de-Lima, supérieure provinciale, des médecins de la région et des Soeurs qui travaillent dans ce milieu. Ces dernières ont leurs appartements au deuxième étage dans l'aile du côté sud.
Depuis ce temps, l'Hôpital Notre-Dame-de-Fatima répond aux demandes d'hospitalisation dans plusieurs services : urgences, médecine, chirurgie, pédiatrie, obstétrique et unité coronarienne. Une équipe médicale d'omnipraticiens, de chirurgiens, d'anesthésistes, de consultants, de radiologistes, et de dentistes compose les membres actifs, associés et visiteurs du Conseil des médecins.
Vu le nombre grandissant de malades, la Communauté fait construire un pavillon annexé à l'hôpital. La construction débute en mai 1968 et sera habité du 7 décembre de la même année jusqu'en 1990. Avec l'instauration du régime de l'Assurance-Maladie, la clinique externe étant trop petite, en l'année 1968, les autorités del'hôpital font des démarches pour l'agrandir. Elle ouvre ses portes le 14 avril 1980 et depuis, porte le nom de Clinique Cécile-Malenfant, en reconnaissance de ses nombreuses années de services comme directrice générale de ce centre hospitalier.
En 1995, S. Thérèse Lavoie et S. Monique Albert quittent l'hôpital. C'est à ce moment que prend fin la présence des Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles dans ce milieu hospitalier.
Alors, une page se tourne dans l'histoire de la Communauté. Nous sommes heureuses de constater que notre oeuvre se poursuit et ce, pour le plus grand bien de la population de cette région.
Le Centre hospitalier aujourd'hui


Premier hôpital 1960


Soeur Virgile Quelques membres du personnel
de l'hôpital

Soeur Cécile Malenfant, r.e.j.

Célébrons 100 ans de vie !
Un héritage à transmettre...
1917 - 2017

Ouverture des fêtes du centième anniversaire de l’arrivée des Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles à Rivière-du-Loup, en 1917. Message livré par sœur Antonia Fortin, supérieure provinciale, lors de la célébration eucharistique du 8 janvier 2017.
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande Lumière. » (Isaie 9) Tel est le message que la liturgie d’aujourd’hui met en Lumière et qui a orienté ce 8 janvier 2017 pour ouvrir officiellement notre ANNÉE CENTENAIRE.
Les Mages, ces astrologues de profession, ces chercheurs de Dieu, ont SCRUTÉ les écritures, se sont mis intérieurement en MARCHE. Ils ont OUVERT leurs horizons, sont SORTIS de leur zone de confort, ont ENTENDU le désir de connaître et ont RÉPONDU aux signes des temps. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande Lumière ».
1. NOUS NOUS SOUVENONS D’HIER : 1912 ─ 1917
Merci à ces 14 vaillantes femmes, femmes de profession, ces chercheuses de Dieu dans un monde hostile à l’expression de la foi…
Tout comme les mages, elles ont SCRUTÉ les signes des temps. Après avoir entendu les APPELS DE L’ÉGLISE et fidèles à leur vocation; intérieurement, elles se sont mises en MARCHE, ont OUVERT leurs horizons, sont SORTIES de leur zones de confort, ont ENTENDU les besoins exprimés et ont RÉPONDU à l’appel. À la demande de Mgr Gustave Blanche, elles ont traversé l’Océan en direction de la Côte Nord. Ce fut la porte d’entrée au CANADA. C’était en 1912.
Dès leur arrivée, elles se sont réparties dans quatre villages : Sept-Îles, Pointe-au-Tonnerre, devenue Rivière-au-Tonnerre, Pointe-aux-Esquimaux, devenue Havre-Saint-Pierre, et Natashquan. Elles connurent, dans ces débuts, des difficultés inouïes. La rigueur du froid, des événements tragiques, le peu de population rendaient le recrutement difficile à envisager et ainsi, elles ont jugé bon de s’orienter ailleurs. La traversée du fleuve Saint-Laurent de la Côte Nord vers la Côte Sud les achemina vers Rivière-du-Loup. C’était le 6 juillet 1917.
2. NOUS REVIVONS L’AUJOURD’HUI : 1917 ─ 2017
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande Lumière ». Comme Sœurs de l’Enfant-Jésus, nous avons la Mission de manifester aux gens d’aujourd’hui, le chemin qui les conduira au Christ qui est Lumière, Chemin et Vie.
Nous ne nous contenterons pas de leur indiquer la direction, nous prendrons la route avec eux en leur manifestant le « mystère d’Amour de ce Dieu qui s’est fait enfant en Marie… » et tout ce, pour que le monde croie ! Cet aujourd’hui nous est plus familier. Nous y avons laissé une touche personnelle et nous en ferons mémoire tout au long de cette année.
3. NOUS ESPÉRONS DEMAIN : 2017 ─ …
« Espérant le grand vent de ton souffle, nous irons où l’Esprit nous conduira… »
Je nous souhaite une belle année de Célébration, une année nourrie de la fierté devant l’œuvre accomplie. Réjouissons-nous de découvrir que nous avons contribué à tisser cette magnifique toile, de par notre présence comme Sœurs de l’Enfant-Jésus en terre canadienne et ce, grâce à l’audace et à la foi de nos sœurs françaises.
« Célébrons 100 de Vie ! Un héritage à transmettre ! »
Antonia Fortin, sup. provinciale
Après la célébration eucharistique, le visuel de l’année centenaire fut dévoilé. Composé par Robert Lebel, le chant "Chemin de Dieu... Chemins de vie ! " a clôturé ces moments d’intense émotion. Au son des cloches, l’assemblée s’est dirigée vers la cafétéria pour le repas festif.