Oser…  regarder le passé avec reconnaissance,

célébrer et servir la vie aujourd’hui…

À Rivière-du-Loup, la Province du Canada est entrée dans l’année centenaire de l’installation de la Congrégation des Sœurs de l’Enfant-Jésus en cette ville, sur la rive sud du St-Laurent. Cinq ans auparavant, elles étaient arrivées sur la Côte Nord, à la demande de Mgr Blanche, pour remplacer une autre Congrégation française qui quittait la contrée. Réparties en quatre lieux coupés du monde par la neige, les quatorze premières sœurs venaient de France mais aussi du Japon où elles étaient implantées depuis 1877. Celles en provenance de France avaient vécu la période de laïcisation qui les avait chassées des écoles. À cette époque près de deux cents sœurs de l’Enfant-Jésus (soit environ la moitié de la Congrégation) avaient choisi de quitter tout signe extérieur de vie religieuse (costume et vie communautaire) pour rester auprès des jeunes dans l’enseignement scolaire, tout en demeurant consacrées à Dieu dans leur cœur. D’autres, officiellement religieuses, tentaient de nouvelles voies apostoliques comme le service en paroisse et la visite des malades. Certaines étaient prêtes à s’expatrier au Japon, en Italie et finalement au Québec.

 

Former de nouvelles sœurs de l’Enfant-Jésus en France était, alors, assez aléatoire et le Québec paraissait favorable pour ouvrir un noviciat. Ce qui fut fait dès l’arrivée à Rivière-du-Loup, le 6 juillet 1917.

 

Au fil des années, les communautés se sont multipliées au Québec, en Ontario, en République dominicaine. Des sœurs canadiennes ont partagé la mission des sœurs vivant au Japon, en France et au Tchad.

      

Toute la Congrégation célèbre donc ces cent ans de vie, sans oublier cependant que le 9 juillet 2017 marquera aussi les 140 ans de l’arrivée des quatre premières sœurs de l’Enfant-Jésus au Japon. Cette année encore, nous rendons grâce pour les 15 ans du premier envoi de nos sœurs du Japon vers le Cambodge.

Sœur Marie-Josèphe, supérieure générale

Extrait de Nouvelle ! Nouvelle…, No 25, février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Action de grâces et appel à faire confiance au « Dieu de l’impossible » nous préservant

d’une attitude de survie » qui rendrait nos vies stériles… selon les mots du Pape François.

(Extrait de l’homélie de la messe du 2 février 2017)